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LES LIEUX DE CONCERTS

Les Rencontres sont aussi l'occasion de découvrir le patrimoine local le temps d'un concert ou d'instant avec les artistes.

L’Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul de Missillac

 

Elle a été édifiée entre 1883 et 1898 sur les ruines de l’ancienne église datant du XIIème siècle dont il ne reste que le bénitier. Charles du Combout (1575-1648), seigneur de la Roche-Bernard et de la Bretesche, fut inhumé dans le chœur de l’église. Le tombeau fut détruit à la fin du XVIIIème siècle.

La façade imposante est ornée d’une belle rosace.

Les vitraux les plus anciens, au dessus de l’orgue et représentant « les scènes de la vie du Christ », datent de 1600 ; d’autres ont été ajoutés en 1883. Ceux de la nef ont été posés en 1921-1922-1923, ils représentent les mystères joyeux, douloureux et glorieux de Jésus et Marie.

Ce vaste édifice religieux comprend une abside, un chœur, un transept et deux travées latérales  s’achevant par une tribune. C’est un lieu de calme et de paix qui accueille les Rencontres Franco-Américaines depuis les premières années.

 
L'abbatiale de Saint-Gildas-des-Bois

 

L'Histoire

 Aux environs de l'an 1000, Simon, seigneur de La Roche, décide de faire construire une abbaye, sur ses terres, pour le repos de l'âme de son frère et de son père Bernard.

Le village de Lampridic est choisi et huit moines bénédictins viennent de Redon.Le premier abbé Hélogon et Simon de La Roche rapportent des reliques de Saint-Gildas-de-Rhuys : l'abbatiale est placée sous le patronage de saint Gildas. La population y vient en  pélérinages pour guérir la folie. Ainsi l'abbaye s'agrandit. Deux cents ans plus tard, l'église, trop petite, est remplacée par l'abbatiale actuelle, construite à la fin du XII ème siècle.

L'abbaye connaît ensuite des périodes plus ou moins prospères dues aux guerres, aux épidémies ou à la Commende. Au début de la Révolution il ne reste que cinq moines. Pourchassés, certains s'exilent, d'autres sont emprisonnés et noyés à Nantes.

L'abbaye, vendue comme bien national, devient propriété privée, puis, en très mauvais état, est rachetée en 1828, par Gabriel Deshayes pour y installer sa Congrégation des Soeurs de l'Instruction Chrétienne.

 

 

L'Abbatiale

 

 

Construite en quarante ans, dans un style roman breton, l'abbatiale donne une impression d'harmonie, d'équilibre et de sobriété. Elle est édifiée selon les normes des  bénédictins, en forme de croix, orientée à l'est, avec le clocher à la croisée du transept. La pierre de roussard, qui contient de l'oxyde de fer et lui donne sa couleur rouge sombre, est d'origine ; les parties restaurées sont en pierre blanche. Sur la façade, un portail à caissons s'encastre dans le porche d'une exacte voussure. Au-dessus, une imposante verrière date du Xvème siècle.

 

Pendant les 764 ans de présence monastique l'église était séparée en deux sections : une partie abbatiale, une partie paroissiale. Les piliers ronds simples ou à colonnettes symbolisent l'alternance travail et prière dans la vie des moines.

 Jusqu'à la Révolution l'église était entretenue par l'abbaye. Mais alors les choses changent et au début du XIXème l'abbatiale était dans un état déplorable.. Le pilier du transept sud s'écrase, la nef s'incline du côté du cloître. Les Gildasiens s'opposent à la destruction.  L'église, désormais seulement paroissiale, est restaurée dans les années 1840. La séparation du XVIIIème siècle est déplacée et forme actuellement le porche d'entréeoù s'ouvre une magnifique grille de fer forgée, offerte par lAnne d'Autriche. Pour installer les stalles des moines, on supprime les neuf marches du choeur et le retable central. Le mur et le pilier sont consolidés. La plus grande partie des statues sont intégrées aux deux retables baroques du transept.

Le 12 Août 1944, un bombardement américain abat le clocher et le fond du mur côté nord. Les vitraux sont soufflés. La restauration débute en 1951. En 1965 : un nouveau clocher : chef-d'oeuvre des Compagnons du Devoir. Maurice Rocher réalise de nouveaux vitraux en 1956 pour la verrière et le choeur. En 2003, la municipalité décide de remplacer le verre cathédrale des autres ouvertures. Une commande publique en permet la création en 2008. Ces vitraux sont l'oeuvre de l'artiste Pascal Convert et du maître verrier Jean-Dominique Fleury.

 L'abbatiale, témoin de tant de vie, offre une acoustique étonnante pour les concerts qui y sont donnés.

 

   

ÉGLISE SAINT-MARTIN DE PONT-CHÂTEAU

 

La première église du centre-ville de Pont-Château fut sans doute construite avant l’an Mil. Elle était orientée (Est – Ouest) et placée en équerre par rapport à l’église actuelle. Elle eut successivement deux clochers couverts d’ardoises.

C’est dans la sacristie que fut rédigé le Cahier de Doléances de 1789. L’assemblée qui l’approuva se fit à l’issue de la grand-messe, dans le cimetière qui entourait l’église.

En 1793, dans cette période révolutionnaire, deux cloches sur trois furent descendues pour être fondues.

Trop petite et délabrée, on parle d’en construire une autre à partir de 1824 environ.

 Les deux églises successives furent dédiées à Saint-Martin qui fonda , en 372, l’Abbaye de Marmoutier-lès-Tours (Indre-et-Loire).

 

L’église actuelle fut construite entre 1859 et 1863 et sa flèche en pierre entre 1869 et 1875, dans le style néo-gothique avec des ouvertures néo-romanes, suivant les plans de l’architecte Pierre Gilée.

Le 29 avril 1877, deux nouvelles cloches furent bénites et installées au sommet du clocher.

La partie la plus ancienne de l’actuel cimetière date de 1787. Celui-ci a remplacé le cimetière de l’enclos paroissial devenu trop petit et que l’on accusait de provoquer des épidémies. 

À l’extérieur, levez la tête pour apercevoir, à la base de la flèche, 32 visages plus ou moins grimaçants sculptés sur les modillons et aux quatre angles.

 À l’intérieur, découvrez la scène peinte en 1923 par Étienne et Pierre Bouchaud sur la voûte en cul de four du chœur : elle représente Saint-Martin partageant son manteau avec un pauvre en guenilles qui n’était autre que le Christ.

Observez également les bases de trois croisées d’ogives du transept sculptées de visages entourés d’un décor végétal.

Un retable très ouvragé ainsi qu’une chaire ont existé jusque dans les années 1960. Seul l’autel a été conservé et déplacé dans la chapelle construite en 1963 en prolongement du transept Est.

 

Pour son centenaire, le 23 juin 1963, les murs crépis à l’intérieur furent piqués pour faire ressortir les pierres ; l’église en fut toute rajeunie. Monseigneur Villepelet la consacra ainsi que l’imposant autel en granit.

En 1997-1998, le clocher (50 mètres de haut), les bas-côtés, une partie de la voûte intérieure et le chevet ont été restaurés.

 

Le Manoir de la Briandais, site du pique-nique musical.

 

Il offre le charme d’un manoir construit au XIXème siècle sur des ruines du XVème siècle par le banquier nantais Rousselot. Il est depuis vingt ans la propriété de la commune de Missillac. C’est une élégante demeure située danc un parc planté d’arbres plusieurs fois centenaires, au bord d’un étang.

 C'est aujourd'hui un hôtel Logis de France. Il nous accueille le temps des Rencontres pour un pique-nique musical sous les chênes.

 


Les autres lieux de concerts :

 

L’Espace Culturel de La Garenne à Missillac

L’Espace Culturel de Saint-Gildas-des-Bois

 
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